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Combien les Canadiens dépensent-ils en billets de loterie? (2026)

Par Benjamin Thomas Mis à jour le 9 min de lecture
Des dizaines de billets de loterie et de cartes à gratter canadiens éparpillés sur une table avec quelques pièces.

Les Canadiens dépensent environ 10,5 milliards de dollars par année en billets de loterie, soit près de 309 $ pour chaque adulte au pays. Ce chiffre provient des rapports annuels des cinq sociétés de loterie provinciales, et il est plus élevé que celui que les Canadiens donnent quand un sondage leur pose directement la question. Voici la répartition province par province, les vraies chances de gagner et où l’argent aboutit.

Combien les Canadiens dépensent-ils en billets de loterie?

Les Canadiens dépensent environ 10,5 milliards de dollars par année en billets de loterie. Cinq sociétés d’État exploitent toutes les loteries légales au pays, et trois d’entre elles publient ce que les joueurs dépensent : OLG (en anglais) (s'ouvre dans un nouvel onglet) en Ontario a enregistré 4,15 milliards en ventes de loterie en détail, Loto-Québec (s'ouvre dans un nouvel onglet) 2,91 milliards, et la Société de la loterie de l’Ouest du Canada (en anglais) (s'ouvre dans un nouvel onglet) 1,56 milliard en Alberta, en Saskatchewan, au Manitoba et dans les trois territoires. Ces trois marchés couvrent 79 % des adultes canadiens et totalisent 8,62 milliards.

La Colombie-Britannique et l’Atlantique sont l’angle mort. BCLC (en anglais) (s'ouvre dans un nouvel onglet) et la Société des loteries de l’Atlantique (s'ouvre dans un nouvel onglet) ne publient que ce qu’elles conservent après les lots, soit 526 millions et 294 millions, et non ce que les joueurs déboursent. En appliquant les taux de redistribution que les trois autres divulguent, leurs ventes de billets combinées se situent entre 1,8 et 2,4 milliards, ce qui porte le total national à environ 10,5 milliards.

Les billets de loterie et de tirage demeurent la forme de jeu la plus répandue au pays. Environ 51,8 % des Canadiens de 15 ans et plus en ont acheté au moins un au cours de la dernière année, selon Statistique Canada (s'ouvre dans un nouvel onglet). Le suivi provincial donne des taux plus élevés : environ 65 % des adultes ontariens en ont acheté un dans les 12 derniers mois et près de 1 sur 4 jouent chaque semaine, selon la fiche des joueurs de loterie d’OLG (s'ouvre dans un nouvel onglet) pour l’année se terminant en mars 2024.

Les dépenses de loterie par province

Chaque société publie ses chiffres à sa façon, alors ce tableau présente les deux mesures : les ventes brutes de billets quand une société les divulgue, et les revenus conservés après les lots, que les cinq déclarent. Les montants par adulte utilisent les estimations de population de Statistique Canada pour 2025, chez les 18 ans et plus.

Province ou régionSociétéVentes de billetsPar adulteConservé après les lots
OntarioOLG4,15 G$311 $voir la note
QuébecLoto-Québec2,91 G$394 $996 M$
Prairies et territoiresSLOC1,56 G$250 $705 M$
Colombie-BritanniqueBCLCnon divulguénon divulgué526 M$
Provinces de l’AtlantiqueSLAnon divulguénon divulgué294 M$
Canada≈ 10,5 G$≈ 309 $

« Prairies et territoires » regroupe l’Alberta, la Saskatchewan, le Manitoba, le Yukon, les Territoires du Nord-Ouest et le Nunavut, que la SLOC traite comme un seul marché. « Provinces de l’Atlantique » regroupe Terre-Neuve-et-Labrador, la Nouvelle-Écosse, le Nouveau-Brunswick et l’Île-du-Prince-Édouard. Exercices terminés le 31 mars 2025, sauf Loto-Québec, dont le dernier exercice publié s’est terminé le 31 mars 2026. Le montant conservé en Ontario n’est pas isolable, parce qu’OLG déclare les lots de loterie en détail et en ligne sur une seule ligne. Les sources complètes sont dans la méthodologie plus bas.

Deux constats ressortent. Le Québec joue le plus fort : 394 $ par adulte par année, un quart de plus que l’Ontario, dans une province qui compte un peu plus de la moitié de la population adulte ontarienne. Et deux des cinq sociétés de loterie du pays, qui desservent quelque sept millions d’adultes en Colombie-Britannique et dans l’Atlantique, ne publient pas combien leurs clients dépensent.

Ce que les ménages déclarent, et ce que montrent les livres

Statistique Canada interroge directement les ménages dans son Enquête sur les dépenses des ménages (s'ouvre dans un nouvel onglet). En 2023, le ménage moyen a déclaré 137 $ par année en loteries d’État, et 192 $ pour l’ensemble des jeux de hasard.

Les livres vérifiés des sociétés donnent environ 309 $ par adulte. Comme la plupart des ménages canadiens comptent plus d’un adulte, les livres montrent à peu près quatre à cinq fois ce que les ménages déclarent dépenser. Les ventes de loterie bougent à peine d’une année à l’autre, alors l’écart n’est pas un effet de calendrier. La sous-déclaration du jeu dans les enquêtes auprès des ménages est un phénomène bien documenté, ce qui explique pourquoi les états financiers sont une meilleure base pour un total national, et pourquoi les chiffres tirés de sondages sur les dépenses de loterie devraient être lus comme un plancher.

Quelles sont vos vraies chances de gagner?

Les chances de gagner le gros lot du Lotto Max sont de 1 sur 33 446 140 par jeu de 6 $, en faisant 7 numéros sur 52. Pour le Lotto 6/49, faire les six numéros au Tirage classique est de 1 sur 13 983 816, ce qui rapporte un gros lot fixe de 5 millions de dollars; le gros lot Boule d’or, plus important, vient d’un tirage distinct. Ces nombres sont fixés par les mathématiques du tirage, alors acheter quelques billets de plus n’y change presque rien. Vous êtes bien plus susceptible d’être frappé par la foudre au cours de votre vie que de remporter l’un ou l’autre gros lot.

JeuChances de gagner le gros lot
Lotto Max (par jeu de 6 $)1 sur 33 446 140
Lotto 6/49 Tirage classique (les six numéros)1 sur 13 983 816

Source : OLG PlaySmart (s'ouvre dans un nouvel onglet).

Ça aide d’être lucide sur ce que ces chances veulent dire. Une chance sur 33 millions est si faible que, que vous achetiez un billet ou dix, votre espérance réaliste de gagner le gros prix demeure, en pratique, nulle. Le plaisir est réel. Le gain attendu, non.

Où va vraiment votre argent de loterie?

Entre 55 et 66 cents de chaque dollar reviennent aux joueurs en prix, et le taux varie plus d’une province à l’autre qu’on ne l’imaginerait. La Société de la loterie de l’Ouest du Canada a redistribué 55 % de ses ventes en lots l’an dernier. Loto-Québec en a redistribué 66 %, un record de 1,91 milliard. L’Ontario tourne autour de 60 %, mais son chiffre de lots publié couvre aussi les billets en ligne, alors le calcul exact est impossible. L’écart tient surtout à la composition des jeux : les billets à gratter paient plus souvent et plus généreusement que les grands tirages.

Le reste couvre les commissions des détaillants, les coûts d’exploitation des jeux et une contribution nette aux revenus de la province, qui aide à financer des choses comme les hôpitaux et les programmes communautaires. OLG a versé à elle seule 312 millions en commissions aux détaillants ontariens.

Cette part des prix est une moyenne, et il y a beaucoup d’écart en dessous. Comme une poignée de gros lots accapare une si grande part du bassin de prix, le joueur typique récupère bien moins que 60 cents par dollar. La plupart des billets ne font que perdre. Ce n’est pas un reproche à qui aime jouer à l’occasion. C’est la conception même : une loterie doit redistribuer moins qu’elle n’encaisse, sinon elle ne pourrait pas financer les prix et tout le reste.

Pourquoi continue-t-on d’acheter des billets malgré tout?

Si les chances sont aussi mauvaises, pourquoi la moitié d’entre nous joue-t-elle quand même? Parce qu’un billet achète quelque chose de réel et de profondément humain : le plaisir d’imaginer, ne serait-ce que jusqu’au tirage, que vos soucis d’argent ont disparu. Pour quelques dollars, vous passez un moment à imaginer l’hypothèque payée et votre démission donnée. Ce petit instant de « et si » vaut quelque chose, ce qui explique pourquoi « arrête de jouer » passe à côté de l’essentiel. Des sondages ont révélé à maintes reprises qu’une part non négligeable de Canadiens comptent sur un gain à la loterie dans leur plan financier, ce qui en dit moins long sur les mathématiques que sur le point auquel un avenir financièrement sûr peut sembler hors d’atteinte.

Le hic, c’est que le rêve et la dépense viennent en paquet. Vous ne pouvez pas acheter l’espoir sans acheter le billet, et le billet, c’est là que l’argent fuit. La vraie question est donc de savoir si vous pouvez garder le rêve et colmater la fuite.

Vaut-il la peine de jouer à la loterie?

Pour quelques dollars de divertissement de temps à autre, c’est votre choix, et il n’y a rien de mal à ça. Les maths ne se retournent contre vous que lorsqu’une petite dépense hebdomadaire devient quelque chose sur quoi vous comptez. Voici à quoi ressemble le même argent acheté en billets plutôt que simplement gardé.

Acheter des billets de loterieÉpargner le même argent
Ce que ça vous coûte5 à 20 $ et plus par semaine, dépensésRien; l’argent reste le vôtre
Ce que vous gardezSeulement ce que vous ne dépensez pasTout ce que vous mettez de côté
Chances d’un gros gainEnviron 1 sur 14 à 33 millions par tirageSans objet, mais l’épargne est certaine
Après une année à 10 $ par semaineQuelques petits gains au mieux, pas de gros lot520 $ épargnés, plus les intérêts

Dix dollars par semaine, c’est 520 $ par année, bien au-dessus des 309 $ que l’adulte moyen fait déjà passer par le terminal. Dépensés en billets, la plus grande partie est partie et le gros lot reste un fantasme. Épargnés, c’est 520 $ que vous avez encore, et c’est le début d’un fonds d’urgence ou d’un voyage. La loterie est un divertissement, et comme tout divertissement, vous payez pour l’expérience, pas pour faire un placement. Les ennuis commencent quand on confond les deux.

Comment avoir le frisson d’un tirage sans perdre votre argent

L’attrait de la loterie, ce n’est pas vraiment le billet. Ce sont ces quelques secondes de « et si » pendant que les numéros sortent. L’épargne liée à des prix garde ce sentiment et en retire le coût. Avec Lodavo, vous épargnez dans le compte bancaire que vous avez déjà, et plus vous épargnez, plus vous gagnez de billets gratuits à un tirage hebdomadaire, avec une chance de gagner jusqu’à 10 000 $ et un prix garanti d’au moins 100 $ remis à un utilisateur chaque semaine. Vous n’achetez jamais de billet, et vous ne déplacez jamais d’argent dans Lodavo. Votre épargne reste dans votre propre banque canadienne, connectée en lecture seule, et continue de rapporter ce qu’elle rapporte déjà.

La différence : vous gardez votre argent

La différence avec une loterie, c’est la partie qui compte : quand le tirage est terminé, vous avez encore tout votre argent. Gagnant ou non, votre solde est intact et un peu plus gros que la semaine dernière. C’est un tirage sans billet perdant. Si vous vous demandez si ça en fait une forme de jeu, la réponse courte est non, et nous expliquons exactement pourquoi dans notre article l’épargne liée à des prix, est-ce du jeu. Pour la vue d’ensemble, y compris la façon dont le modèle a fonctionné aux États-Unis et au Canada, notre guide de l’épargne liée à des prix au Canada va plus loin, et vous pouvez voir chaque tirage passé sur la page des numéros gagnants.

Les Canadiens dépenseront des milliards de plus en billets de loterie cette année, et une bonne partie n’achètera que quelques secondes d’espoir et pas grand-chose d’autre. Vous n’avez pas à choisir entre le plaisir d’un tirage et le fait de garder votre argent. Épargnez un peu chaque semaine, obtenez vos billets gratuits, et faites en sorte que le pire des cas soit d’avoir simplement épargné.

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Des conditions s’appliquent. Aucun achat requis (un mode de participation gratuit est offert). Une question d’habileté est exigée. Réservé aux résidents légaux du Canada ayant atteint l’âge de la majorité. Les chances de gagner dépendent du nombre de participations admissibles reçues. Règlement complet et chances dans les règles du concours.

Méthodologie et sources

Ce qui est compté. Les produits de loterie seulement : jeux de tirage, billets à gratter et instantanés, et les produits de type loterie que chaque société regroupe avec eux. Les casinos, les appareils de loterie vidéo, les jeux de casino en ligne et les paris sportifs sont exclus, ce qui explique pourquoi ces chiffres sont bien plus bas que les revenus de jeu globaux annoncés par les mêmes sociétés. Les tirages caritatifs et privés sont aussi exclus; Statistique Canada situe la dépense des ménages pour ceux-ci à 26 $ par année.

Ventes de billets et revenus. Les deux ne sont pas interchangeables, et les confondre est l’erreur la plus courante dans la couverture de la loterie au Canada. Les « ventes de billets », c’est ce que les joueurs déboursent avant le paiement des lots. Les « revenus » déclarés par BCLC, la Société des loteries de l’Atlantique, Loto-Québec et la SLOC correspondent à ce qui reste après les lots, généralement de 35 % à 45 % des ventes. OLG fait exception : elle déclare des « produits » de loterie qui sont les ventes avant déduction des lots.

Où se trouvent les chiffres dans chaque rapport. Pour OLG, ce sont des produits de loterie en détail de 4 149 M$ contre des lots de 2 594 M$. Pour Loto-Québec, des revenus de loterie de 995,6 M$ plus 1,914 G$ remis aux gagnants, et les ventes sont la somme des deux. Pour la SLOC, des ventes de 1,560 G$ contre des revenus de loterie de 705,4 M$. Pour BCLC, des revenus des activités de loterie de 526 M$. Pour la Société des loteries de l’Atlantique, des produits des jeux de loterie de 294,5 M$, à la note 25 de ses états financiers, ce qui exclut sa bien plus grande division de loterie vidéo. Les montants par adulte utilisent le tableau 17-10-0005-01 de Statistique Canada (s'ouvre dans un nouvel onglet), population de 18 ans et plus au 1er juillet 2025.

L’estimation nationale. 8,62 G$ de ventes divulguées, plus les 820 M$ de revenus après lots de la Colombie-Britannique et de l’Atlantique convertis en ventes selon la fourchette de redistribution de 55 % à 66 % que divulguent les trois autres sociétés. On obtient une fourchette de 10,4 G$ à 11,0 G$, rapportée ici comme environ 10,5 milliards. C’est une estimation pour exactement deux des cinq territoires couverts, et elle est présentée comme telle.

Fréquence de mise à jour. Actualisé chaque année à mesure que les sociétés publient, généralement entre juin et octobre.

Réutilisation. Le tableau peut être reproduit librement, en tout ou en partie, avec mention de la source et un lien vers cette page.

Foire aux questions

Combien le Canadien moyen dépense-t-il en billets de loterie?

Environ 309 $ par année pour chaque adulte au pays, selon les derniers rapports annuels des cinq sociétés de loterie provinciales. Cette moyenne inclut les gens qui n'achètent jamais de billet, alors les joueurs réguliers dépensent nettement plus. L'enquête auprès des ménages de Statistique Canada donne un chiffre bien plus bas, 137 $ par ménage, parce que les gens sous-déclarent le jeu.

Quelle province dépense le plus en loterie?

Le Québec, à environ 394 $ par adulte par année chez Loto-Québec. L'Ontario est le plus gros marché en dollars absolus, à 4,15 milliards chez OLG, soit environ 311 $ par adulte. La Colombie-Britannique et l'Atlantique ne publient pas leurs ventes de billets, alors elles ne peuvent pas être classées directement.

Jouer à la loterie, est-ce gaspiller son argent?

Comme divertissement occasionnel, non. Comme plan d'épargne ou de retraite, oui. Entre 55 et 66 cents de chaque dollar reviennent aux joueurs en prix, et la majeure partie va à quelques gros gagnants. Si vous jouez régulièrement en espérant vous enrichir, le même argent épargné vous servirait mieux.

Y a-t-il une façon d'être dans un tirage sans acheter de billet?

Oui. Les applications d'épargne liée à des prix comme Lodavo vous donnent des billets gratuits au tirage hebdomadaire selon ce que vous épargnez dans votre propre compte bancaire. Il n'y a aucun billet à acheter et aucun argent déplacé dans l'application, donc vous gardez toute votre épargne et avez quand même une chance de gagner.

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