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Combien coûte l'université au Canada? Le portrait 2026

Par Benjamin Thomas Publié le 8 min de lecture
Une chambre de résidence universitaire à moitié déballée le jour de l'emménagement, avec des boîtes et un sac de sport près d'un lit simple.

Le chiffre que tout le monde cite pour l’université au Canada, c’est les droits de scolarité : 7 734 $ par année pour un étudiant canadien de premier cycle, selon les données les plus récentes de Statistique Canada. C’est le mauvais chiffre pour bâtir un budget. Ajoutez les frais obligatoires et huit mois de loyer, d’épicerie et de transport, et une année scolaire loin de la maison coûte environ 27 500 $. En restant chez ses parents, on parle plutôt de 15 700 $. Alors, combien coûte l’université au Canada? Cela dépend bien moins de l’établissement que du fait de déménager ou non.

Combien coûte une année d’université au Canada?

Un étudiant canadien de premier cycle qui vit ailleurs que chez ses parents devrait prévoir environ 27 500 $ pour une année scolaire de huit mois, avant les livres. Les droits de scolarité comptent pour 7 734 $, les frais obligatoires ajoutent 1 214 $, et le coût de la vie fait le reste. En habitant chez ses parents, le total tombe à environ 15 700 $.

Ce que vous payezLoin de la maisonChez ses parents
Droits de scolarité (moyenne, 1er cycle)7 734 $7 734 $
Frais supplémentaires obligatoires1 214 $1 214 $
Coût de la vie, année de huit mois18 616 $6 728 $
Scolarité, frais et subsistance27 564 $15 676 $
Livres, fournitures et ordinateurjusqu’à 3 000 $jusqu’à 3 000 $

Les droits et les frais viennent de l’Enquête sur les frais de scolarité et de subsistance (s'ouvre dans un nouvel onglet) de Statistique Canada pour 2025-2026, l’année la plus récente publiée. Le coût de la vie correspond aux allocations 2026-2027 de l’aide financière de la Colombie-Britannique : 2 327 $ par mois pour un étudiant seul qui vit ailleurs et 841 $ pour celui qui habite chez ses parents (en anglais) (s'ouvre dans un nouvel onglet). Chaque province fixe ses propres allocations et une chambre au centre-ville de Toronto ou de Vancouver dépasse les deux montants, mais la proportion tient partout.

La ligne des livres est un plafond, pas une moyenne. L’aide financière permet jusqu’à 3 000 $ pour les livres, les fournitures et un ordinateur sur une période d’études de 19 à 34 semaines, et la plupart des étudiants dépensent bien moins après la première année.

Pourquoi le chiffre des droits de scolarité induit-il en erreur?

Les droits de scolarité sont le plus petit des trois grands postes de dépenses, et le seul que les universités affichent. Ils représentent environ 28 % de ce que coûte vraiment une année loin de la maison. Bâtir un budget à partir de ce chiffre sous-estime donc la facture par un facteur de trois et demi.

Les frais obligatoires ne sont pas des droits de scolarité, et personne n’y échappe

Le sport, les services de santé, l’association étudiante et la passe de transport sont facturés séparément et comptabilisés séparément par Statistique Canada, à 1 214 $ pour l’étudiant canadien moyen de premier cycle (s'ouvre dans un nouvel onglet) en 2025-2026. Ils ne sont pas optionnels. Un établissement qui annonce « scolarité et frais » et un autre qui annonce la scolarité seule peuvent sembler séparés par des milliers de dollars tout en facturant le même montant.

Corrigés de l’inflation, les droits restent sous leur sommet de 2018

Voilà qui surprend. Statistique Canada publie ses montants en dollars constants de juin 2025, et sur cette base les droits de scolarité au premier cycle restent sous le sommet atteint en 2018-2019, même après la hausse de 1,4 % de cette année.

L’université ne coûte pas moins cher pour autant. La pression que décrivent les étudiants vient du loyer, de l’épicerie et du transport plutôt que de la ligne « scolarité ». C’est exactement pour ça qu’un plan bâti sur les droits seuls laisse les gens à court en novembre.

Combien coûte la scolarité dans votre province?

Le financement provincial détermine les droits de scolarité bien plus que le choix de l’établissement. Terre-Neuve-et-Labrador et le Québec subventionnent le plus généreusement : un étudiant canadien y paie moins de la moitié de ce qu’il paierait en Nouvelle-Écosse ou au Nouveau-Brunswick.

Province ou territoireCanadiens, 1er cycleInternationaux, 1er cycle
Terre-Neuve-et-Labrador3 746 $18 867 $
Québec3 963 $36 279 $
Yukon4 470 $n. d.
Manitoba5 993 $21 424 $
Colombie-Britannique6 862 $39 851 $
Canada7 734 $41 746 $
Alberta8 067 $34 880 $
Île-du-Prince-Édouard8 191 $21 157 $
Ontario8 958 $49 802 $
Saskatchewan9 863 $33 064 $
Nouveau-Brunswick9 938 $19 278 $
Nouvelle-Écosse9 988 $29 893 $

Les chiffres sont les moyennes 2025-2026 de Statistique Canada (s'ouvre dans un nouvel onglet) pour les étudiants à temps plein, en dollars constants de juin 2025. Les étudiants internationaux de premier cycle paient maintenant plus de cinq fois ce que paient les Canadiens, contre 3,6 fois il y a dix ans.

Un avertissement avant que quelqu’un réserve un vol pour St. John’s : changer de province pour des droits moins élevés coûte habituellement plus cher que ça ne rapporte, parce qu’on vient de passer d’étudiant qui habite chez ses parents à étudiant qui paie un loyer.

Quel est le plus gros levier sur la facture?

L’endroit où vous dormez, pas l’endroit où vous étudiez. La Colombie-Britannique prévoit 2 327 $ par mois pour un étudiant seul qui vit ailleurs et 841 $ pour celui qui habite chez ses parents, un écart de 1 486 $ par mois. Sur une année scolaire de huit mois, ça fait 11 888 $, plus que les droits de scolarité eux-mêmes.

Ce que ça donne sur un baccalauréat

Répétez la même année de huit mois quatre fois et les totaux se séparent vite :

  • Quatre ans loin de la maison : environ 110 000 $
  • Quatre ans chez ses parents : environ 63 000 $
  • L’écart : environ 47 500 $

Aucune bourse que la plupart des étudiants obtiendront ne déplace autant le total. C’est aussi la seule décision de cette page sur laquelle on peut revenir facilement : beaucoup de gens font la navette pendant un an ou deux, puis déménagent une fois qu’ils ont un emploi et une charge de cours plus légère.

Quand déménager reste le bon choix

Faire la navette n’est ni gratuit ni toujours possible. Deux heures de transport dans chaque direction vous coûtent les heures d’étude et l’emploi sur le campus qui auraient payé le loyer, le programme que vous voulez n’existe peut-être pas à distance raisonnable en voiture, et la maison familiale n’est pas un endroit sécuritaire ou viable pour tout le monde. Rester chez ses parents ne sera pas la bonne réponse pour tous les étudiants. Ça reste le choix qui mérite le calcul, et la plupart des familles font plutôt ce calcul sur les droits de scolarité.

Comment les étudiants canadiens paient-ils tout ça?

La plupart des étudiants couvrent une année avec quatre sources : les bourses, les prêts, l’épargne familiale et leurs propres revenus. Le dosage a changé cette année, et pas à leur avantage.

Les bourses et prêts fédéraux

La Bourse canadienne pour étudiants à temps plein verse jusqu’à 525 $ par mois, soit 4 200 $ sur une année standard de huit mois (s'ouvre dans un nouvel onglet), selon une échelle liée au revenu et à la taille de la famille. Elle ne se rembourse pas. Les prêts d’études canadiens ajoutent jusqu’à 300 $ par semaine. Les deux montants sont à des niveaux temporairement bonifiés qui doivent durer jusqu’au 31 juillet 2027, ce qui couvre la prochaine année scolaire et rien de plus. Un étudiant qui commence un baccalauréat de quatre ans en septembre devrait donc prévoir des chiffres plus bas pour ses trois dernières années.

Ce que l’Ontario a changé le 1er août 2026

Le RAFEO versait jusqu’à 85 % de l’aide sous forme de bourses. Il en verse désormais au maximum 25 %, le reste étant des prêts remboursables (en anglais) (s'ouvre dans un nouvel onglet), et la province a mis fin au gel des droits de scolarité en place depuis 2019 en même temps, autorisant des hausses allant jusqu’à 2 % par année pendant trois ans. Un étudiant qui reçoit le même montant total que la cohorte de l’an dernier termine maintenant ses études avec des milliers de dollars de dette en plus.

L’argent du REEE, si la famille en a un

Les cotisations à un régime enregistré d’épargne-études donnent droit à la Subvention canadienne pour l’épargne-études, qui vaut 20 % des premiers 2 500 $ cotisés chaque année, donc 500 $ par an jusqu’à un plafond à vie de 7 200 $ (s'ouvre dans un nouvel onglet) par enfant. Les familles à revenu modeste y ont droit davantage. Si le régime existe, l’argent peut payer le loyer et un forfait repas, pas seulement la scolarité.

Ce que vous devez apporter vous-même

L’aide financière suppose que l’étudiant contribue aussi. La Colombie-Britannique fixe la part de l’étudiant à 43,27 $ par semaine d’études, jusqu’à un maximum de 1 500 $ par année de programme, et vos besoins évalués baissent du montant que la province suppose que vous avez. Ce 1 500 $ est la cible d’épargne la plus utile de cette page, parce qu’elle est concrète, atteignable, et que personne ne vous la donne. Étalée sur douze mois, ça fait environ 29 $ par semaine. Sur deux ans, plutôt 14 $.

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Commencez par le chiffre que vous pouvez bouger

Les droits de scolarité sont fixés par votre province et votre programme, et vous paierez ce que vous paierez. Le loyer dépend d’où vous allez et avec qui vous habitez. La partie qui vous appartient vraiment, c’est ce que vous apportez en arrivant, et 1 500 $ d’ici septembre est une cible ordinaire et réaliste : un emploi d’été, un anniversaire, et l’habitude de mettre un montant de côté chaque semaine. Pour le portrait complet sur cette habitude, notre guide sur comment économiser de l’argent au Canada est le bon point de départ.

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Foire aux questions

Les étudiants internationaux paient-ils plus cher au Canada?

Oui, beaucoup plus. Au premier cycle, ils paient en moyenne 41 746 $ pour 2025-2026, soit plus de cinq fois ce que paient les étudiants canadiens, et 49 802 $ en Ontario. Notre guide sur l'épargne comme étudiant international couvre les heures de travail, les remboursements d'impôt et les comptes qui conviennent à votre statut.

Les étudiants peuvent-ils réclamer leurs frais de scolarité dans leur déclaration?

Oui. Les frais admissibles donnent droit à un crédit fédéral non remboursable de 15 %, inscrit sur le relevé T2202 remis par votre établissement. Le montant inutilisé se reporte sans limite de temps, et vous pouvez transférer jusqu'à 5 000 $ du montant de l'année courante à un parent, un grand-parent ou un conjoint.

Rester chez mes parents réduit-il mon aide financière aux études?

Habituellement oui. L'aide est calculée à partir d'une allocation de subsistance, et la Colombie-Britannique prévoit 841 $ par mois pour un étudiant qui habite chez ses parents contre 2 327 $ pour celui qui vit ailleurs. Des coûts évalués plus bas donnent une aide plus basse. Le loyer que vous ne payez pas reste le plus gros montant.

L'argent d'un REEE peut-il payer le loyer ou seulement la scolarité?

Le loyer compte. Les paiements d'aide aux études couvrent des dépenses de subsistance raisonnables comme le loyer, les services publics, un forfait repas et le transport, pas seulement la scolarité et les livres. Le fournisseur du REEE décide de ce qui est raisonnable, et les retraits à temps plein sont limités à 8 000 $ durant les 13 premières semaines d'inscription.

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